Hier vendredi, j’ai été avec ma voiture jusqu’à chez ma sœur à Poitiers pour une halte familial. J’y ai déposé ma voiture. Comme à chaque trek, je préparais mon sac depuis quelques temps, rien ne nouveau niveau matériel, mais des réserves de repas lyophilisé.

Après avoir été conduit après le diner par ma nièce en conduite accompagné jusqu’à la gare, j’arrive à Bordeau en TGV, pour un 3er changement de moyen de transport de ce voyage : Le Bus Flexbus direction Saint-Etienne de nuit.
J’arrive à Saint-Etienne à 6h30, je reconnais un peu la ville où j’étais déjà venu en 2019 : A l’occasion des fêtes de lumières de Lyon, j’avais retrouvé des amis de ma jeune vie d’adulte à Paris, et on avait passé une après-midi visite et une soirée dans cette ville. Je me rappel de la gare en briques, avec son arbre-art en feuille translucide, et des immeuble tordu en face.


Après un petit déjeuné dans la gare (et l’écriture pour une fois au fur et à mesure de ces notes) , j’ai pris place dans un TER qui m’amène en 15/20 minutes à Andrézieux, lieu de départ de mon trek de de 17 jours. Je commence par la vallée de la haute Loire, puis j’irais rejoindre le sentier de Saint Jacque de Compostelle. A Andrézieux-Bouthéon, c’est le départ de la gare, sous un temps parfait pour randonnée.



J’hésite entre les 2 rives de la Loire, surtout que ma dernière visite chez maman, j’ai récupéré quelques fiches parcours du magazine Terre Sauvage avec des circuits dans ce coin-là. Finalement je me décide pour faire en règle générale le coté avec le circuit le plus proche de la Loire. On commence donc avec des rives urbaine ou péri-urbaine. Des maisons typiquement bord de Loire, j’ai presque l’impression d’être au même endroit que ma randonnée ‘boucle du coteau du layon’ faite proche d’Anger il y a 2 ans. Des reste (avec explication) d’ancienne usines ou infrastructure qui montre l’importance de l’extraction et du transport par barque sur la Loire puis par le chemin de fer du Charbon et du fer dans la région qui a fait la richesse passé de Saint-Etienne. Je passe la ville d’Andrézieux-Bouthéon, puis passe sur le Pont Pascal Clément, (sorte de parc ou parfois plus sauvage, mais avec plusieurs joggeur ou cycliste en ce samedi matin). Puis c’est Saint-Rambert, avec un arrêt à la boulangerie pour rajouter un pain à mon sac qui est déjà autour de 22Kg pour ce début de trek.














Le sentier (une boucle de 4jours autour des gorges de la Loire (https://www.gr-infos.com/grp-gorges-de-la-loire.htm) passe ensuite dans les terres, sur les hauteurs rive gauche, à travers les cultures maraichères, les habitations avec parfois des chèvres et des potagers plus ou moins grand, les pâturages parfaits pour la pause ou les bois. Déjà il y a des papillons, des chenilles, des bruits d’insecte. J’alterne entre petit villages plus ou moins authentique, campagne et bois.






















Après une belle monté sur les crêtes, plusieurs pâturages très vers et fleuri entrecoupé de haie, je rentre dans une forêt, et c’est déjà la pause pique-nique puis la sieste sur de la mousse tendre. Au menu, taboulé – féta, avec des fleures d’Accacia ramassé sur une haie, yogourt au soja et pain au chocolat acheté le matin.





Je repars entre les champs et les odeurs de genêt et de campagne. Parfois une bâtisse en pierre au loin ou un reste de tours ou de mur ancien, parfois des maison ou jardin moderne avec cabane dans les jardins qui m’amuse.




J’arrive ensuite à Chambles, décrit dans le guide, avec sa tour qui surplombe la Loire. Le village est très propre et sympathique, avec ces petites sculptures en rondin de bois. Je pose mon sac sur un banc sur une petite place, et explore l’église, la tour et les ruelle qui en font le tour. La vue sur la Loire et ses gorges est incroyable, ce sont vraiment des gorges ! ça change de ce que je connais de ce fleuve entre mes études à St Nazaire (à l’autre bout !), le petit voyage de 4 jours en kayak vers Tours, ou les nombreuses randonnées vers Angers ou Sancerre tout au long de ma vie !











Je monte ensuite dans la tour, par une succession d’étage, d’escalier et d’échelle, pour admirer la vue au vent des gorges. Quel panorama. Une famille est présente, 2 jeune adultes, leur mère et le grand père. Celui-ci me raconte qu’il a connu la Loire avant le barrage (1957), et me montre les passages de l’ancienne voie ferré aujourd’hui en partie enseveli, les entrés des tunnels… Il ressort des souvenir bien précis de son enfance. J’en profite pour lui demander s’il est intéressant de descendre à la Presqu’île du Châtelet ou aux Camaldules (je n’ai pas envie de faire les 2 descentes).














Je recroise la famille plus loin sur le sentier en crête qui longe la rive gauche, c’est amusant de le voir discuter avec moi en avançant à un bon rythme malgré son âge et en laissant sur place ces petits enfants de 20 ans (censé être en pleine force de l’âge, mais visiblement plus citadin que marcheur) !




Ce sentier au-dessus des gorges est bien sauvage et sportif, avec des points de vue magnifique tantôt sur le port avec ses bateaux, tantôt sur un coin complétement sauvage, avec parfois un reste du rail qui permettait de descendre le charbon vers Saint Etienne puis vers Paris ! J’en profite pour faire la pause gouter sur un éperon rocheux au-dessus des méandres des gorges.





Je continue la descente sur une crête, d’un côté la Loire, de l’autre un petit ruisseau dont j’entends le chant rafraichissant. Petite déception en arrivant au fameux Camaldule, décrit dans les ‘vieille’ fiche-guide que j’ai et le gars rencontré, c’est une propriété privé fermé. La route forestière caillouteuse remonte fortement dans la jolie forêt, entouré de fleurs et de papillons.










Vers 17h30, j’arrive dans une zone fréquenté (surtout qu’il y a un marriage), avec parking, route et restaurent/buvette, autour du château d’Essalois. Je pose mon sac à l’entrée et visite ce château fort (après avoir acheter 2 petite carte, l’entrée étant gratuite autrement). C’est grand et bien restauré, c’était un sacré bâtiment bien stratégique. Il y a une petite exposition ‘centre d’interprétation des gorges de la Loire’, qui parle de la construction du barrage et de la vie avant / après, ainsi que quelques données technique sur la centrale électrique et sa restauration récente. De la haut, on a des très belles vue sur le lac, sur l’île Grangent avec une château/chapelle, et sur le barrage du même nom.













18h10, je descend au barrage pour passer la Loire, et je remonte de l’autre coté, d’où j’ai aussi de belle vue sur le château d’Essalois, les Camaldules, l’ile et se bâtiment. d’ailleurs à l’origine ce n’était pas une ile, mais un pic rocheux, qui avais déjà un pont pour arriver aux construction. Encore un château (La Baraillère, privé), Mais je cherche un coin de bivouac car la journée commence à être longue.










Finalement, après être redescendu au niveaux de la Loire (et hop, encore 75m de D+ puis D-), je longe un ruisseau, passe un pont, et je m’arrête finalement sur les bord de cette crique. J’ai hésité un peu, car ce coté du ruisseaux est interdit au bivouac, ce qui m’a valu tout plein de films à chaque bruit suspect dans la nuit (un hélicoptère le soir, un passant et son chien le matin). Repas chaud après un petit apéro et un brin de toilette dans la Loire. Je suis bien fatigué de la nuit précédente en car, et des 27km et 2000m de dénivelé de la journée. Mais quel plaisir ce petit bivouac au bord de l’eau, sur le sable !





| Distance | Dénivelé positif | Dénivelé négatif | |
|---|---|---|---|
| Aujourd’hui | 27.62 km | 850 m | 830 m |
| Cumulé | 27.62 km | 850 m | 830 m |
