Après une bonne nuit, je reprends le tout petit bout (200m ?) de descente vers le rappel, cette fois j’ai prévu une gourde accrocher au bout de la corde pour ‘sentir’ quand la corde touche le sol, et donc m’assurer que j’ai assez de longueur, même si j’ai confirmé hier soir par un blog que ce rappel fait moins de 20m (et j’ai 50m de corde). Je réinstalle tout, cette fois c’est bon, je sens bien la gourde posée au sol au bout de la corde. La ‘mise en rappel dans le vide’ fait toujours un peu peur, mais c’est bien solide. J’ai voulu bien faire en laissant un mousqueton en haut en système pour être sûr que la partie où je descends ne glisse pas.


Et voilà, je me retrouve à descendre en rappel les 20m de falaise en partie en surplomb, avec la mer en arrière-plan. Je vois la corde en haut, en bas, et mon ombre suspendu à la falaise. Cris de joie en l’air ! Depuis 1 ans que je prépare ça ! : Recherche d’info, du matériel, l’organisation des trajets et du reste pour arriver là, suspendu à cette corde au milieu de rien !





Passé l’arrivé au sol, je vois déjà le sentier bien net, il ne reste à ranger la corde et le matériel… Et là, nouveau couac : la corde est coinsé, j’ai beau tiré d’un côté, de l’autre, envoyer des ‘vague’ pour libérer la tension, faire des palans avec des arbres plus bas, rien ne bouge, c’est bloquer. J’ai une hésitation à faire le tour de plus d’1/2 journée, qui semble possible mais inintéressante, ou attendre d’autre personne qui prendrait ce passage mais c’est plus un rappel du soir (un peu avant un camp), ou abandonner la corde, car de toute façon j’ai fait un rappel, c’est vraiment fun, mais un peu stressant, et je commence à saturer au niveaux émotion forte avec les mésaventures des 2 dernier jours. J’ai donc décidé d’abandonner la corde, et donc les 4 u 5 rappel et le sentier vraiment côtier, et me rabattre vers le sentier plus à l’intérieur. De mémoire, la corde coutait 80€ (en fait quand j’ai re regarder quelques semaines après, je l’avais payé 130€, mais même avec le recul, j’ai pris une décision que je ne regrette pas). En plus, j’avais repéré des grottes sur la route haute, peut être l’occasion de les faire ? Dernier avantage pas des moindre, j’ai 2,1Kg de moins à porter durant les 9 prochains jours ! quand je pense à toutes les solution que j’avais imaginer pour laisser la corde à un endroit pour m’alléger, ca c’est fait tout seul (mais un peu tôt !)
Je reprends donc le sentier, qui cette fois est très net, on voit bien que c’est une partie plus fréquentée, pas un tronçon abandonné comme hier soir. Après une heure de marche, j’arrive face à des grandes grottes, et dans l’une d’elle, je vois un bidon de 5l coupé en haut plein d’eau, sous un stalactite qui goute, et un autre sceau plus haut. 1er point d’eau depuis 4 jours (hormis le camping). Je refais le plein d’eau, et j’en profite pour nettoyer un peu mes égratignure d’hier que je n’ai même pas nettoyer de leur poussière. J’en profite pour monter sur la butte un peu au fond (enfin, c’est plus une arche, ca fait 5 ou 7m de profondeur pour 7 ou 8m de haut !). Chouette paysage encore, et des formes et textures rocheuses étonnantes.









A peine plus loin, d’autres grottes, avec cette fois une grandes terrasse et un semblant de table et de chaise, ca doit servir de bivouac pour les petit groupe. Pas de regret, même en faisant le rappel hier soir à la nuit tombante, j’aurait été obliger de marcher 1h30 sans aucune possibilité de se poser avant ici, et ca aurais fait vraiment tard.






Toujours sur le beau sentier tracer qui descend petit à petit, j’approche de Portu Mudaloru, la prochaine crique d’un bleu féérique, quand tout un coup, dans un virage : le vide ! bon, je ne sais même plus comment j’ai passé cette étape, vu la trace j’ai du tourner autour (enfin, falaise d’un coté, vide de l’autre, difficile de tourner !), revenir en arrière, jusqu’à trouver le passage… J’en ai profité pour faire une petite vidéo qui explique cela pleine d’émotion mais de bon sens.





J’arrive enfin en haut de la crique, sur une zone de bivouac matérialisé par des petites pancarte. Pause graines, noix et fruit sec, eau, et je laisse mon sac pour aller voir la crique et tenter un bain décrassant (enfin, si le sel ne me pique pas trop les égratignure !)



J’arrive à rentrer dans l’eau, qui n’est pas bien chaude (et bien piquante sur les plaie). mais j’arrive par le coté de la crique, et au fond, une belle plage avec une entrée de grande grotte, rien de mieux pour me stimuler à aller dans l’eau. J’aime bien ces lumière de grotte mi marine. Une personne vient aussi à la nage d’un bateau à moteur, il est surpris de me voir.




En remontant, j’entend des voix au loin, puis aperçoit 1 ou 2 silhouette, entre là ou j’était coinsé et les grottes. Visiblement un petit groupe avec un guide qui viens faire un rappel (une autre grotte ?). J’hésite un peu, me dit qu’il sont peut être passé par le rappel ou j’ai laissé ma corde, mais visiblement, il reste de l’autre coté, trop loin.
Comme décidé vu que je n’ai plus de corde, c’est l’endroit où je vais quitté le sentier ‘Selvagio Blu’ avec ses rappels pour remonté une longue vallée, prendre une route à l’intérieur et rejoindre le sentier à la Cala Sine demain. Ca commence par une recherche du sentier, que je ne trouve pas, pour redescendre au bivouac et entreprendre l’ascension d’un éboulis. Simple et ‘marqué’ au début, il part comme toujours en territoire sauvage peu praticable. J’arrive quand même à bifurquer sur la gauche et a retrouver un sentier. C’est toujours un mystère ces bout de sentier qui manque entre 2 passage bien net ! à 12h45, je m’arrête pour le repas, les provision de frais s’épuise (mais j’ai des réserve en séché ou sous vide). Le temps que le taboulé gonfle (à l’eau froide comme toujours) et que les tomates se réhydrate un peu, j’attaque mon short : il était déjà bien usée au départ (trop, mais je ne m’en était pas rendu compte, il en a vécu des randonnées !) mais la glissade d’hier l’a complétement ouvert. Je sors mon petit matériel de couture, et je fait quelques points, sans trop de conviction vu que le tissus est usée par le temps.



Je reprend la remonté de la vallée Bacu Mudaloru (de ma baignade à 11h30 jusqu’à 16h, 400m d’altitude) par une vallée trés encaissé, on se croirais dans un canyon. au moins on ne peut pas se perdre, par envois c’est assez étroit. C’est assez magnifique et grandiose, et en même temps varié:
- Au début une zone où il doit y avoir une source de l’eau souterraine vu la végétation (un figuier au milieux des roches !)
- des éboulis avec le sentier en travers,
- des passage très étroit avec des falaises au dessus,
- Un passage avec un mur de 6/8m entre des terrasses, heureusement équipé d’un passerelle en genévrier (étonnant, ce passage dans la vallée de Bacu Mudaloru ne dois pas vraiment servir, ou alors il y a vraiment quelque chose en bas.
- un endroit avec une 1er grotte au niveau du fond, et une autre ‘suspendu 10m au dessus, accessible via un arbre et une corde à la solidité douteuse…






















Arrivé sur le plateau, je retrouve les sentier de plus en plus large, puis des routes forestière, puis un campement un peu squat pas très jolie, et même des pancarte. Pas de doute, j’ai quitté le Salvegio Blu ! Il faut maintenant que je repasse sur la crête juste au dessus de la longue vallée que j’ai remonté depuis ce matin. Je suis dans une forêt typiquement méditerranéenne, le sentier est bien (de la route vers une ‘habitation’ puis un sentier), et j’ai des belles vues, d’un coté sur l’arrére pays boisée que je découvre, de l’autre sur toute la vallées et la crique visité ce matin, puis la côte que je ne rejoindrais que demain. Vu d’en haut aussi les falaises sont impressionnante. Je retrouves les roches ‘griffé’, des Coiles (Brancu Urélé).















Puis loin, j’arrive à l’endroit de la Grotte Urélé, dont j’ai entendu parlé dans le guide de Pascal Sombardier que j’ai beaucoup consulté depuis 1 ans. je cherche un peu, et rapidement, mes bonnes résolutions de tranquillité du matin s’envole devant cette nouvelle aventure qui ce présente à moi : explorer cette profonde grotte ! et oui, on ne se refait pas ! Je m’assure quand même que mon téléphone envoie ma position avant de m’enfoncer sous terre.










18h40, je ne sais plus trop ce que j’ai fait après (j’écrit ceci presque 1 ans après), mais j’ai voulu aller vers la côte voir le chemin au dessus du Sellvagio, et le sentier alternait entre sentier hyper net et zone sans repère. Un os sur une pierre, ou plus loin sur une sommet une tête d’animal montre qu’il y a quelques choses. finalement j’étais sur une impasse au dessus de rien, donc j’ai fait demis tour pour revenir vers la route du sentier de Simon Dubuis (que je suivrais la 2eme semaine dans l’autre sens que lui). En tous cas cette ‘voie’ suit une vallée planté de chênes au milieux de clairière, clairement utilisé à l’époque vu les reste de construction par-ci par-là.












Je m’arrête à 20h45 dans un coin pas trop plat un peu avant de retrouver la route que je descendrait demain. La nuit tombe, je finis de réchauffer mon lyophilisé à la frontal. Encore une belle journée bien mouvementé, avec de chouette décors, je ne regrette déjà pas mon choix du matin, la remonté de la vallée et la grotte valais le coup ! Pas de douleurs aux genoux ou au pied, et il n’y a plus de frottement en bas du dos, plus qu’à laisser le temps effacer l’abrasion.


Déja, ma corde me servait pour poser ma tête, et comme je ne l’ai plus, je dois trouver autre chose. Après, j’avais bêtement laissé le réchauffe refroidir à cette emplacement à 2/3m de la tente hier, et forcément j’ai été réveiller par un sanglier/cochon qui grattais attiré par l’odeur probablement. Heureusement, j’ai retrouvé toutes les pièce du réchauffe et juste une plaque tordu.
| Distance | Dénivelé positif | Dénivelé négatif | |
|---|---|---|---|
| Aujourd’hui | 14.32km | 1775m | 1650m |
| Cumulé | 83.86km | 8240m | 8170m |
