Petit checkup au réveil : j’ai les douleurs au dos parce que mon sac frotte. Effectivement en prenant une photo j’ai une belle plaie. Je vais modifier mes réglages de sac (et ce sera payant par la suite). En attendant je suis obligé de mettre une petite compresse. J’ai aussi un début d’ampoule au pied donc je fais gaffe. Petit déjeuner au restaurant, j’en profite pour charger mon téléphone. j’aurais dû laisser la batterie chargée pendant la nuit mais ça va pour le moment j’ai des réserves de batterie et il fait beau donc le solaire donne bien. Première préoccupation de la matinée savoir comment re-rentrer dans le parc alors qu’il y a une cahutte et que j’ai mon sac qui ne fait pas trop visiteurs à la journée. Finalement, cela se passe bien le gars me dit qu’il reste des places pour la journée sans s’occuper de mon sac, donc je prends mon petit ticket et j’entame le trajet fait hier au pas de course.



Ce petit sentier est vraiment trop joli Même Je fais pour la 3e fois Certains passages Il y a des chaînes Assez incroyable Point par contre quitte à avoir payé j’ai décidé de rester la matinée à la plage Et effectivement arriver en bas Je comprends le titre d’une des plus belle plage du monde. Elle classée Monument naturel de la Sardaigne depuis 1990. Pour cause : l’aiguille calcaire, haute de plus de 150 mètres, qui surplombe la crique, et l’arche naturelle qui plonge dans la Méditerranée sont de toute beauté

















L’arrivé sur la plage ce fait par des petits escaliers sur un bon 50m taillé dans la roche et bordé de rambardes ou de marche en genévrier. A cet heure, il n’y a pas encore de gardien, et je sur le 3éme à arriver, j’ai donc la plage pour moi tout seul pour faire de belle photo !



Je fais donc un petit tour de cette plage pas immense (de toute façon elle est limitée à 250 personnes et visiblement c’est tous les jours le cas en cette saison). Entre l’aiguille au dessus et l’arche sur l’eau bleu translucide dans le fond, tout cela entouré de falaises qui donne in impression de « seul au monde », c’est assez féérique. Je pose mes affaires, met le panneau solaire en charge puis après une visite des lieux, je pars me baigner avec le masque. le contour de l’Arche est incroyable : je passe en apnée à l’intérieur entouré de bains de poissons avec les lumières typique des ‘grottes sous marine’, c’est assez Féerique. Après une petite sieste, vers 11h, je repart pour continuez mon treks.













Je remonte jusqu’au croisement où j’avais laisser mon sac hier, entame le début du sentier mais même pas 10 minutes après, je suis de nouveau à moitié perdu. Il y a d’ailleurs une autre fille qui cherche le sentier : elle essaye d’un côté moi de l’autre. Clairement je suis dans une impasse, elle de son coté abandonne mais en retournant là où elle était (car y’a forcément un passage et le canyon est étroit, il ne peut pas y avoir 5 chemin), je découvre derrière un figuier une corde avec quelques branches de genévrier le long de la falaise. Je monte cette première marche, découvre une sorte de terrasse qui doit servir de bivouac à certains voyageur. Visiblement la partie escalade n’est pas terminée, je décide donc de mettre mon baudrier. J’ai bien fait car L’ascension dur plus de 40 minutes, avec certaines parties un petit peu à pic et d’autres avec de long couloir où il est facile de glissé et de se retrouver en bas. Au moins avec le baudrier et une longe je suis en sécurité. Je ne m’attendais pas du tout à trouver ce type de structures dans le sentier. J’attendais des rappel, mais pas d’ascension comme cela. C’est un peu étonnant mais j’aime vraiment ce côté aventure et là il n’y a pas de risque si ce n’est les cordes qui pourraient être un petit peu vieillotte. À 12h20 J’arrive en haut dans une nouvelle vallée en pente douce. Aprés 10 minutes, une jolie petite terrasse à l’ombre m’invite pour le repas.
















Je repars peu de temps après (il y a tendance à y avoir des moustiques dès que l’on s’arrête). Le sentier continue à monter dans la vallée au milieu des bois. Je croise un couple qui descend. Un peu surprise je leur demande où ils vont, et les prévient qu’il y a une partie assez complexe sans matériel (on on juste un petit sac à dos). Ils me disent qu’ils vont au point de vue où j’étais hier soir, qu’ils vont essayer de passer par là sinon il y a un autre sentier parallèle qui serait plus simple si besoin. Je les préviens tout de même que c’est assez loin pour tout faire dans la journée. Un peu après, je pose mon sac pour un petit détour vers une nouvelle cuile bien caché sous un dévers dans la falaise. J’ai une jolie vue sur cette vallée étroite. J’ai un peu galéré à retrouvé mon sac, pourtant je n’avais pas fait un long détour mais sous les bois, tout se ressemble. Plus loin, y’a plein de terrasse comme celle où j’ai mangé qui semble indiqué que cette vallée était cultivé à une époque.






J’arrive ensuite sur un grand ‘plateaux’, qui m’a semblé assez long à traversé d’ailleurs. J’ai croisé plusieurs personne, forcément il y a un parking un peu plus haut et celui ci est moins contrôlé que celui de la Cala Goloritzè, d’où le couple de ce midi. Heureusement, il y a des Cuiles qui ponctue le sentier, et je cherche sans le trouvé une sois disant sources avec une construction autour, en vain (en même temps vu l’environnement, je ne vois pas trop comment une source arriverait ici !)



En étudiant la carte, j’ai décidé de suivre une variante : le sentier dont j’ai la trace passe un peu en intérieur, par Punta ‘e Lattone et Punta Mudaloru, mais je dois qu’il y a un autre sentier qui descend en lacet jusqu’à la mer, en passant devant une arche noté remarquable sur les carte. Et un sentier permet de rejoindre le sentier à peu prés au niveaux des premiers rappel. C’est donc ce sentier que je prend, je n’irais pas jusqu’en bas, car j’ai déjà eux ma dose de baignade, la fatigue commence à venir car j’ai déjà plus de 1500m de dénivelé positif, et j’ai toujours un doute de croiser un gardien comme hier.


J’entame donc la descente tranquille au début par le chemin Sentiero Cala Mariolu avec de magnifique vue sur la mer et les falaises. Et puis au détour d’un sentier, je vois en contrebas la fameuse arche, Arcada Manna de Serra Maore, majestueuse. L’accès sur cete partie proche de l’arche n’est pas donné à tous, il y a quelques passages avec une cordes pour se tenir, puis plusieurs escalier / échelle en branche de genévriers suspendu au dessus du vide ! Ca se mérite, mais être dessous est impressionnant !
















J’arrive après quelques lacet à l’intersection, j’hésite encore un peu pour la plage qui doit aussi être bien belle et isolée, mais il est 16h30, il faut que j’avance. Après un petit encas, je prend le sentier qui part vers le nord, en me demandant pourquoi il y a 2/3 branche qui ferme sans plus que ça le sentier. jusqu’à la falaise en face, le sentier est plat. Cependant, les vue que j’ai du mur en face me questionne : où donc peut bien passer un sentier sur ce mur ? Peut être ces failles permette de passer ? Au début, c’était un peu à flan de falaise (boisé), mais praticable. un premier passage avec un éboulis de caillou qui inquiète un peu, puis des plateaux de 50cm à 1 m à flanc de roche, mais toujours dans les bois, donc on peu se tenir partout. Et pus cela s’enchaine : des impasses, le sentier plutôt net qui disparait, devient une petite corniche de 10cm, ou alors se retrouve 2 ou 4 m plus bas…(on le voie) ou, vu qu’il est forcément quelque par, on monte une falaise (sans aucune corde ni repère), et on retrouve une corniche qui pourrait être le sentier, puis le devient très nettement (trace de passage, branche posé en balustrade, zone terrassé en terre pour poser un bivouac…). Plusieurs fois, je me pose la question de faire demi-tour, ça a beau être magnifique et avec des trace de passage, cela ne semble pas très sécu. Mais l’idée de refaire tout dans l’autre sens me semble pire !












18h, j’arrive à un panorama noté sur la carte, à la pointe. Petite pose, eau, gaines, noix et fruits secs, et je profite du paysage des 2 cotés vu d’une petite grotte juste au dessus. J’espère que le sentier sera mieux après, l’autre versant n’est pas une falaise abrupt mais en pente (à mon altitude. Au dessus, c’est falaise, et 100m en dessous, falaise à pic jusqu’à la mer 250m plus bas).





Finalement, la suite n’était pas vraiment mieux : Je ne suis pas à flanc de falaise, mais le terrains est truffé de petit éboulis de roche qui ‘coupe’ le sentier. il s’interrompe régulièrement, et je le voie en face, mais la traversé n’est pas toujours rassurante. A un moment, j’arrive en haut une nouveaux passage, devant il y a eu un éboulis. Un arbre me permet de descendre en étant suspendu du bout des bras, mais je ne touche pas le sol, il manque 10 cm, donc je lâche, 10cm c’est rien… Sauf que…. c’est rien quand la surface d’atterrissage est stable. Là, le sol se dérobe sous moi, et je part dans une glissade accompagné de pierre et de terre. Je n’ai qu’une idée en tête, m’arrêter au plus vite, il y a probablement le vide 100m plus bas. Mes lunettes (mais pourquoi j’ai pris mes lunettes de travail et pas celle de loisir, moins cher !) s’arrache de mon visage, et c’est juste a ce moment je réussi à m’arrêter sur quelques roche de 40/50 cm plus stable. Je n’ose trop bouger, je suis au milieux d’un éboulis, effectivement la pente continue en dessous. je me sens égratigner de partout, mais je suis couvert de terre, de sang et de poussière, mais je ne sens rien de cassé. Objectif : rejoindre le bord pour être en sécu derrière des roche mères. Je prend quand même une photo de l’endroit qui aurais pus me couter cher ! Je réfléchit en temps que secouriste à la difficulté si jamais il fallait venir me cherche, isolé comme je le suis après ce trajet ! de toute façon le téléphone ne passe pas. Une fois stabilisé en sécurité, je pose mon sac, fais un check-up : ca va, plus de peur que de mal… L’endroit où je me suis arrêter présente quelque roche plus grosse qui tienne bien, je retourne donc voir si je retrouve mes lunettes : elle sont effectivement moins d’un mètre plus haut, à peine une égratignure sur un des verre (qui à 3 mois).


De retour à mon sac, j’entame une très difficile remonté au milieux d’éboulis, de branches, d’arbres, pour essayer de rejoindre le sentier 30m plus haut. Je suis encore tout tremblant, et surtout la fatigue se fait bien sentir, j’ai passé les 2000m d’ascension et autant en descente depuis ce matin .. J’arrive après 50 minutes à luter sans repère entre les branches, les éboulis, les bosquet dense, les falaises, les faux espoir (des bouts de sentier qui dure…30m)… sur quelque choses de plat, et c’est parti pour un tour des égratignures : bras, jambes, visage, mais que du superficiel ! j’avais mon petit grigri trouvé lors de mon premier trek à Modane, d’ailleurs il a perdu une de ses 3 petites branches de perle dans l’histoire. Ce sentier lui est plus long, il venais de passer par un petit tunnel rigolo (j’ai quand même la force d’aller en arrière voir et faire une photo). Mais parfois encore, il disparait, ou oblige a revenir en arrière.










Je rejoins rapidement au milieux d’un bois un sentier qui descend fort, c’est celui que j’aurais du prendre. Avec le recule, je comprend mieux les branche qui ‘barrais’ sans plus le sentier. En fait, ce devait être le sentier du tracer initial, mais il est sur une zone instable, et n’est plus praticable. Je ne comprend pas pourquoi il n’y a pas clairement une pancarte qui barre l’acces en expliquant : « zone d’éboulement, sentier impraticable » avec un petit dessin explicite! Bon, j’ai quand même vue de magnifique échelle en genévrier, et une arche incroyable ! cette fois c’est plus net, et à 20h20, j’arrive dace à un vide, avec un petit bout de bois au bord qui permet de faire glisser la corde, et 2 anneaux accrocher à une corde à un arbre. Je ne peut même pas m’approcher pour voir le vide en dessus, y’a rien pour se tenir ! Désespoir ! c’est ça les rappel ! Avec mon vertige, impossible de passer là. Je regarde la carte : je peut faire tout le tour par les terres, un bon 15km et je ne sait combien de dénivelé… Où… je découvre un autre symbole de rappel un peu plus au sud : aller, on y vas, au point où j’en suis… Encore des passage scabreux, surtout avec la lumière qui décline. Je passe sous des dévers de falaise, prend un virage à 180°, et je tombe sur le haut du 2ème rappel. Cette fois il y a des vrai piton dans la roche pour accrocher la corde, des arbres pour se tenir, on peut voir en bas… Donc je prépare tout à la nuit tombante : la corde, le système de largage automatique de la corde, de nœud de prussik pour freiner la descente : j’ai mon aide mémoire, et je me suis entrainé il y a pas longtemps en falaise à la chaise du diable. Tout est prêt, je remet le sac sur le dos, et là un gros doute : mais es-ce que ma corde vas jusqu’en bas ? Car si c’est trop court, impossible de remonté ! pris de ce doute, je rebrousse chemin, range tout en vrac, et je décide de me poser sous les roche un peu plus haut, sur le sentier large à cet endroit. Enfin, je pose la tentes, prépare un bon repas chaud malgré l’attaque des moustique des que je sort du trap. Je prend quand même le temps de rechercher sur internet des information, et je trouve dans un récits de voyage que ce rappel fait bien 20m (ma corde en fait 40, ca passe largement). Je mettrait quand même une gourde d’eau en bas de la corde pour sentir quand je la descend si elle touche le sol ou non. En attendant, je suis épuisé, je vais vite m’endormir, il est plus de 22h40, même si ca me pique et me gratte de partout avec toutes ces égratignures, et j’ai pas envie de tout salir le duvet et le drap technique avec les croute de sang. J’ai fait 18,8 km aujourd’hui, mais surtout 2400m d’assenions et 2600m de descente depuis le camping ce matin ! J’ai vue des choses magnifique (la plage, l’arche, les vue…), et bonne nouvelle, mon sac ne frotte plus mon dos, l’ampoule n’a pas bouger, et surtout, mon genoux qui était à l’agonie il y a 3 semaines ne me fait pas du tout mal avec les nouvelle semelles. J’y pense tous les soirs en me disant ‘Ouf !’





| Distance | Dénivelé positif | Dénivelé négatif | |
|---|---|---|---|
| Aujourd’hui | 18,77 km | 2385 m | 2600 m |
| Cumulé | 69,54 km | 6465 m | 6520 m |
